Mon pote informaticien, il est nettement moins musclé !

En ce moment il fait très chaud et mon pote informaticien en a marre de ses chemises d'été inadaptées au dérèglement climatique. Alors il est allé s'acheter des débardeurs respirants dans une grande enseigne d'articles pour le sport.

« T'as le droit d'aller en débardeur au boulot ?! lui ai-je demandé.

— T'inquiète, j'suis pas en contact avec les clients.

— Ah ok, fis-je, rassuré. »

D'habitude, quand il veut acheter des trucs quelque part, il fait son repérage sur Internet, sur le site de l'enseigne, quand il existe, mais là il s'est dit que « bon, c'est un article basique à 6 euros, ça va se trouver facilement ».

Il a quand même fait son repérage, a trouvé ce qu'il voulait, s'est rendu en magasin, sans toutefois noter la moindre référence. Il est comme ça mon pote informaticien, il fait confiance. Si c'est facile à trouver sur le site, c'est facile à trouver dans le magasin !

Dans le magasin il n'a pas trouvé. Ou plutôt il a trouvé : des débardeurs et des t-shirts au rayon Randonnée Homme. Des débardeurs et des t-shirts au rayon Running Homme. Des débardeurs et des t-shirts au rayon Tennis Homme.

(Ah bon ? On joue encore au tennis en débardeur ? Elles ne sont pas terminées les années 70 et on ira tous au paradis ?)

Mais aucun de ceux qu’il convoitait.

Alors, en bon informaticien qu'il est, il a décidé d'utiliser la fonction Recherche du magasin, il s'est adressé à un vendeur et, bien qu'éloignés du rayon Équitation lui a murmuré sa requête dans l’oreille (l’oreille c’est la zone de saisie des vendeurs - INPUT) (la bouche c’est FETCH, les yeux SELECT, les mains et les bras c’est SHOW, le tout sous le commandement de la tête : QUERY)

Un beau jeune homme ce vendeur.

Jeune, déjà (« Et ça ne gâte rien ! », comme on dit pour les nanas). Sans doute plus sportif que mon pote informaticien car il n'avait pas de bidou visible (ou alors il n’était encore pas assez vieux pour avoir eu le temps de le développer), souriant et occupant son temps à ranger des ballons de taille moyenne (peut-être des ballons de hand-ball ? ).

Souriant, mais totalement incapable de renseigner mon pote informaticien sur la délicate question des débardeurs respirants (NO RESULT). « Vous êtes allé voir au rayon Running ? (TRY 1)

— Oui. Pas trouvé.

— Ah. Et au rayon Tennis ? (TRY 2)

— Aussi. Pas trouvé non plus.

— Alors ils doivent être au rayon Randonnée (TRY 3).

Pas trouvé non... (FAIL) Merci ! Je vais aller voir, dit-il avec son plus beau sourire, des fois que le vendeur y soit sensible.

La recherche s’étant révélée infructueuse, il a décidé de se comporter en gonzesse : il s’est mis à flâner dans les rayons. Mais attention ! Un flânage agile, optimisé (comme au boulot, quoi) : il inspectait du regard les rayons depuis les allées centrales et ne s’engageait que dans ceux qui présentaient des vêtements (évitant ainsi bien des tentations aux rayons Chaussures et Montres connectées).

Et c'est finalement au rayon Fitness Homme qu'il trouva son bonheur. « C'est dingue la segmentation du milieu sportif, moi je te dis : enfoncés les LGBTQIXVM !». Il est drôle beauf quand il s'y met mon pote informaticien. Une surprise l'attendait : les débardeurs convoités étaient à 5 € pièce, au lieu de 6 comme annoncé sur le site de l'enseigne. « Sûrement un effet du pack Pouvoir d'achat du gouvernement Castex ! » pensa-t-il, sans pour autant regretter d'avoir voté Mélenchon.

(à tous les coups il est partisan du retour de la confection des débardeurs respirants dans l’hexagone).

Disparates

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